Courjumelle… le film

A Courjumelle, tout est possible. Même les grands peintres comme Millet, Vermeer, Rembrandt, Monet, Delatour, Van Gogh et bien d’autres se seraient inspirés des scènes de vie en campagne en Sologne !

Et alors, la lumière, les couleurs, les ambiances, les dialogues, les clins d’œil, la poésie, l’humour,  vous emportent à la fois dans cette magie du rêve, de la finesse, du profond pour découvrir ce qu’était la Sologne en 1920. Une histoire bien solognote sert de prétexte et de fil conducteur au film.

Aurore à Courjumelle

Aurore à Courjumelle

Avant que la Sologne ne perde son identité…

C’est un voyage dans le temps et la mémoire, afin que les plus anciens puissent partager et transmettre les gestes et coutumes d’autrefois aux plus jeunes d’entre nous.

Avec « Courjumelle« , la démarche de Jean-Claude Raoul est un peu la même que pour son précédent documentaire « Les Marches du ciel » : offrir un dernier témoignage de ce qui, bientôt, n’existera plus.

Outre les gestes et métiers filmés par le réalisateur, c’est aussi un territoire en pleine mutation qu’il s’efforce de montrer, avant que celui-ci ne se transforme de manière irréversible.

La Sologne, autrefois terre inhospitalière de forêts et d’étangs, couverte de marécages, infestée de fièvres paludiques, est désormais de plus en plus « confisquée » par de grands propriétaires qui en font leur réserve de chasse exclusive.

Les paysages et traditions de Sologne

Courjumelle n’est pas un simple documentaire – comme il en existe déjà bien d’autres – sur la Sologne, ce territoire naturel unique de forêts et d’étangs. Au-delà de ces paysages et de ces ambiances magiques, capturés au gré des lumières et des saisons, c’est aussi et surtout une œuvre de mémoire et de transmission, celle des gestes et des métiers d’autrefois.

Ce film est celui d’une époque, de ses métiers et de ses habitudes de vie aujourd’hui en voie de disparition.

A la ferme de Courjumelle se croisent le sabotier, le maréchal-ferrant le forgeron, mais aussi le curé et les commères partageant les derniers ragots au lavoir du village.

Courjumelle fait également revivre l’épopée des trains à vapeur, marqueur de cette époque, mais aussi les bals donnés dans les châteaux durant ces « années folles » d’après-guerre, sans oublier le braconnage ainsi que les superstitions sur cette terre de mystères et de légendes.

Préserver la mémoire des gestes d’antan

Les années 1920 restent encore présentes dans les souvenirs de personnes qui les ont connues, mais elles s’effacent rapidement. Les gestes et savoir-faire de ce début de siècle sont, eux aussi, en voie de disparition, et même voués à s’arrêter définitivement pour certains métiers tombés en désuétude.

Il faut en garder une trace. Garder la mémoire de ces savoir-faire, ces outils, ces habits, ces architectures, ces ambiances de villages, ces croyances

C’est pour cette raison que le réalisateur Jean-Claude Raoul, au-delà de son attachement à filmer la beauté de la nature solognote en toutes saisons, accorde une importance toute particulière à la recherche documentaire et à la précision historique.

Si Courjumelle est un lieu imaginaire, tous les gestes et les scènes de cette vie d’antan sont tirés de la réalité avec quelques clins d’œil remplis d’humour, complétés par une histoire pour mettre un peu de sel dans cette heure et demie de balade dans les souvenirs.

C’est un voyage dans le temps et la mémoire, afin que les plus anciens puissent partager et transmettre les gestes et coutumes d’autrefois aux plus jeunes d’entre nous.

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